Fiorello à Sanremo? «Non, merci»
Le showman sicilien préfère savourer le succès de
“Viva Radio2”
Le
Cd tiré du programme est déjà dixième au hit parade
Claudia Marin
ROMA
– Jamais vu autant de monde devant un magasin de disques. Mais en vitrine il y
a Fiorello, et la rue du Corso se paralyse. Le showman sicilien avec Marco
Baldini transmet en direct d’un mégastore de musique le programme
radiophonique « Viva Radio2 ». On fête également le succès du cd
« Viva Radio2 », déjà à la dixième place du hit parade, une
comedy record avec une sélection de sketches et de chansons. Mais surtout
Fiorello profite de l’occasion pour parler de la Rai (« J’avais posé
des conditions, comme nous le faisons tous. Si elles ne sont pas acceptées, il
vaut mieux faire sa révérence…) et surtout de Sanremo, il raconte avoir vu
à la tv « sous influence ».
Vous l’auriez vu de toute façon?
« Je
crois qu’il ne peut exister un Sanremo sans Baudo. C’est l’homme qu’il
faut à la bonne place. Les temps changent, les chaînes télévisées
augmentent. Au temps de Mina ils étaient très bons. Mais il n’y avait
qu’eux ! Il y avait la première et la deuxième chaîne. Aujourd’hui
par contre… ».
Mais Sanremo cela vous plaît?
« Personne
ne peut bouger ce que bouge Sanremo. On
en parlait encore à « Porta a porta ». Et on faisait des
compliments surtout à la Gerini et à la Autieri ».
Vous êtes d’accord?
« Elles
sont fortes. Mais… c’est normal. C’est leur travail. Il ne manquerait plus
qu’elles ne sachent pas chanter et danser. On doit se scandaliser du
contraire, lorsque quelqu’un ne fait rien à la tv ».
Si c’est « normal », quelles autres
femmes de spectacle pourraient le faire?
« Nancy
Brilli et Sabrina Ferilli ».
Cette année les moments de spectacle ont été
dilatés. Qu’en pensez-vous?
« Au
début lorsque j’ai vu les « siparietti » j’ai pensé :
quel truc. Mais à la longue j’ai fait un peu marche arrière : ils enlèvent
de la sacralité au jeu. Et à la fin les chansons, cela doit être parce que tu
ne les as pas bien en tête, presque tu ne les écoutes pas volontiers. Alors
les chanteurs seraient diminués.
Vous le présenteriez?
« Non,
jamais plus. Je dois faire des spectacles, Sanremo a besoin d’un présentateur.
Je reviendrais comme invité ; dix, quinze minutes… Et je répète :
il n’y a pas mieux que Baudo. Parcequ’il faut un présentateur ; si ce
n’est pas Baudo, Gerry Scotti, Paolo Bonolis, Simona Ventura. Parce qu’ils
présentent, et puis pour les moments du show ils se font assister par
d’autres, comme Fazio avec Teocoli ».
Vous avez aimé les moments comiques de cette édition?
« Panariello
a fait une intervention très belle. Il a pointé sur l’émotion plus que sur
le comique, et il s’est ôté quelques petits cailloux de la chaussure. La
Littizzetto m’a vraiment fait mourir de rire ».
Et le choix des chanteurs en jeu?
« Sanremo
devrait se composer de ceux qui vendent déjà des disques. Imagine Vasco Rossi,
De Gregori, Vendetti. Mais comme le dit Baudo, les gros ont peur de se mettre en
jeu ».
La
victoire d’Alexia a soulevé une polémique…
« Lorsque j’ai entendu sa voix je me suis réveillé alors que j’avais la grippe. Extraordinaire. Il n’y a pas lieu de polémiquer. Moi aussi j’avais prévu qu’elle gagnerait, c’était la plus belle voix et une des plus belles chansons ».
(vendredi 14 mars 2003)