Fiorello débarque
De Giò Alajmo
Fiorello débarque à Padova avec son nouveau show qui sera accueili ce soir et demain au pavillon “7” de la Foire, réadapté en théâtre avec de nouvelles tribunes et strapontins qui ont permis une augmentation du nombre de billets disponibles –précise un communiqué de l’organisation Zed- « il y aura des places à vendre aujourd’hui de 15 h jusqu’au début du spectacle prévu pour 21h30 ».
C’est son « One man show », le spectacle d’une seule personne, qui, dans le cas du comique sicilien est tout de même à participation multiple tant il y a de personnages accueillis dans le show.
Mais comment est-il ce « Fiore
personne et cent milles »?
Qu’y a-t-il de nouveau donc?
Tu fais une satire légère dis-tu.
Pour échapper à la censure qui est en train de baîllonner les comiques?
Tu saisis les occasions pour
jouer?
A propos de Baudo et Ventura.
Que dis-tu du Sarnremo?
Tu as pensé faire un disque,
un livre, un dvd?
« Rien. Peut-être sortira-t-il
quelque chose de mes programmes radiophoniques car il y a des tonnes de choses
à utiliser. »
Tu as suivi la polémique
Ricci-Bonolis à la télévision?
« Complètement. Je me suis
beaucoup amusé. Ils ont même essayé de m’impliquer par rapport au karaoké.
En tant que téléspectateur je me suis beaucoup
amusé, mais pour eux cela a dû être un stress. C’est ça aussi le
reality show. Ils suivent la mode. Il y a le Grand Frère, il y l’ïle des célébrités
et il y a Ricci-Bonolis en train de se disputer. »
Mais qu’y a-t-il de vrai en
fait à la télé?
« A la télé il y a
toujours 70 pour cent de vrai et 30 pour cent de feint. Chacun a ses astuces.
Moi aussi j’ai les miennes. Mais au reality show moi je préfère la varité,
qui est « faussement vraie!. »
La Rai semble être dans la
confusion aujourd’hui. Cela te crée-t-il des problèmes?
« Non. Cattaneo est un train
qui ne s’arrête jamais et qui est en train de donner du fil à tordre à tous,
même s’ils disaient qu’il était l’homme de Mediaset infiltré. Puis, il
y a Del Noce, que j’imitais à la radio. Maintenant cela ne me semble plus nécessaire
–il rit- mais cela dépend de l’air du temps. Le problème réel est de
m’adapter à l’époque de la tv, retrouver le rythme des gags de trois
minutes. »
Mais de la censure à la
Guzzanti, à Fo, à Luttazzi, qu’en penses-tu?
« Il est nécessaire que les
comiques deviennent plus malins. On peut faire la même satire en la camouflant
un peu et en la rendant moins explicite, sinon au lieu d’un gag amusant,
d’une boutade, cela devient une attaque. A la fin je dis tout sur tout et sur
tout le monde, et sans être fâché avec personne je dis ce que je veux. »
Quel est l’homme politique
que tu préfères imiter cette fois?
« Le président Ciampi. Je
ne parle pas des autres. Je ne les imite pas. Désormais les originaux sont
devenus trop amusants dans la réalité. »
Et en avril quest-ce qui nous
attend?
« Le show s’appellera
« Stasera pago io – Révolution », comme pour le dernier film de
la série « Matrix ». Nous le ferons au théâtre des Victoires en
utilisant également la route à côté, via Col di lana, et même la via Asiago.
Je bougerai en direct en cyclomoteur et j’irai chercher les invités au bar,
entre les voitures et les gens de la rue. J’espère que tout ira bien. Ce sera
une realité-variétés ».
Les invités
prévus?
« C’est
un peu tôt. J’ai vu Ramazotti et je l’ai invité à la première. Il m’a
dit oui, mais après il faut voir si en avril il s’en rappelle ».
27 janvier 2004