5 juillet 2005
Paolo Scotti
de
Naples
Première
surprise. A leur entrée les spectateurs sont accueillis par Mike Bongiorno.
Mieux: par sa voix. Seconde surprise. La voix de Mike est, en réalité, celle
de Fiorello, qui grâce aux télécaméras épie les spectateurs à leur arrivée.
Troisième surprise. Sur les méga écrans apparaissent précisément les images
des spectateurs interpellés par Mike (plutôt par Fiorello). Et à ce instant
il réussit à ne pas rire, la main en l’air.
Il commence de plus belle et promet d’y aller très fort,
“Volevo fare il ballerino” :
ou plutôt le nouveau, grand show –qui
a débuté hier à Naples, et donc en tournée de la Sicile à Modane, de
Cattolica à Verone- et capitalisera en étant “tout complet”
le succès radiotélévisé de la star la plus appréciée du moment.
Rosario Fiorello.
Avec
le succès qu’a obtenu Fiorello, pourquoi aurait-il voulu “être danseur
“?
“Pour rire. Voilà pourquoi cette fois je réussis à porter les bottines de
flamenco, en risquant un problème au talon
et les “pointes” de danseur classique, risquant les ongles. Vous
pensez que je peux le faire sérieusement?”
Racontez-nous
ce que vous allez faire pour faire rire.
“Le spectacle commence avant de commencer: avec la voix de Mike qui accompagne
les spectateurs à leur place. C’était le seul moyen pour donner vie au théâtre
aux personnages radiophoniques. Même si ce n’est pas la version scénique de
Viva Radio2”.
Mais
quelques personnages parmi les classiques...
“Hé bien, il y aura Camilleri, qui a la même voix que La Russa mais qui
parle beaucoup plus lentement. Et puis Carla Bruni, Cassano... je ne veux pas
traîner les gags à vie, mais si ne je ne les faisais pas de suite
j’entendrais “fais-nous Cassano!”.
Qui
y a-t-il sur scène avec vous?
“Personne. Tout seul pendant deux heures et demie, mais entouré de huit méga
écrans avec lesquels j’interagis. Lorsque par exemple je chante “Questo
allegro ritornello” (Alberto Lionello l’a lancé, vous vous rappelez ?) je
danse en direct avec des danseurs qui ont été filmés”.
Quel
est le clou du show?
“Le gag sur les chanteurs lyriques. Je n’ai jamais compris pourquoi
lorsqu’ils chantent on ne comprend rien de ce qu’ils disent. J’en donne
donc une explication personnelle”.
Des
improvisations?
“C’est essentiel. A Macerata, où la Ricciarelli a annoncé qu’elle s’était
mariée avec Costantino dans un opéra lyrique, j’ai présenté un
photomontage : le corps nu de “Costa” et la figure de Baudo”.
Et
puis il y a l’irrésistible performance virtuelle avec Michael Bublé.
“Je crois que c’est la première fois qu’une telle star s’y soit prêtée
(ne serait-ce que par audio): on chantait ensemble “Home”, lui en anglais,
moi en italien. Au moins là je ne pouvais pas déraper”.
Est-il
probable que “Volevo fare il ballerino” se poursuive durant l’hiver, à
Rome et Milan. Et la télé?
“Stasera pago io”: je ne le ferai plus et je reviendrai à la télé
seulement si je trouve une idée nouvelle. Mediaset? Ils me demandent tout le
temps “quand est-ce que tu reviens à la maison?” Mais ils ne précisent
jamais pour faire quoi”.
Bonolis
vous l’auriez remplacé volontiers?
“Vous plaisantez? Teocoli a pris une sacrée responsabilité. S’il fait
seulement un petit million en moins de Paolo... il pourra remercier le ciel.
Et
puis la RAI vous a fait énerver, non? en envoyant continuellement sur les ondes
des morceaux de vos succès.
« Ils devraient pourtant le comprendre par eux-mêmes. Moi je travaille
dans l’amitié, je crois encore aux poignées de mains, je ne signe pas de
contrats de milliardaire. Pourquoi doivent-ils presser mon image jusqu’à
l’os? »