Le grand virage? à 28 ans: assez avec les villages de vacances!
Depuis lors à ajourd’hui, que de
travail il y a eu, que de sacrifices, que d’occasions ratées et même
perdues et.. quelles ont été les plus grandes difficultés
et comment les as-tu affrontées?
Festivalbar. On pourrait dire: Encore
une revue supplémentaire, ça suffit! Mais personne n’ose le dire. De façon
évidente c’est quelque chose en plus?
C’est
une revue qui sort un peu des clichés des autres manifestations dans le sens où
il n’y a pas de jury, pas de votes, personne pour dire celle-là c’est la
plus belle chanson. Le seul juge c’est le public, pas celui qui va sur les
places, mais le public en général qui décrète, avec la vente des disques et
les passages radiophoniques, la plus belle chanson de l’été. Au Festivalbar
il n’y a pas de votes, c’est le morceau que l’on a le plus écouté
qui gagne, les chanteurs ne se sentent même pas en compétition car la
manifestation est une vitrine pour présenter les produits de la musique
italienne et internationale d’une façon très simple et touchante, avec des
gens dans des endroits merveilleux… Il n’y a rien à faire, lorsque tu
regardes la première diffusion de Festivalbar tu comprends que l’été est
arrivé, selon moi, et cela peut sembler une blague, même les chanteurs
semblent plus beaux lorsque tu les vois au Festivalbar,
ils sont plus bronzés, plus gais.
Cette année j’ai vu les artistes « batailler »
dans les deux premières présentations et.. si pendant l’été une chanson
sort du lot nous l’attrappons aussitôt, même en mi-chemin, pour qu’elle
arrive en finale.
Mais au-delà des audiences télévisées,
quelles sont les différences fondamentales avec le festival de Sanremo, je fais
référence aux différences qui amènent le téléspectateur à regarder le
show dans un état d’esprit différent.
Ca
c’est la tradition qui doit te le donner, car désormais le festival de
Sanremo est devenu une tradition, le jury est devenu une tradition, le même
chaque année, les chansons sont fabriquées pour faire le festival de Sanremo,
il y a même les chanteurs qui font l’LP et qui ont le style, et puis la
chanson qui gagne en a un propre c’est-à-dire le style sanremo. Cela fait
partie désormais de notre costume italien et à Sanremo on parle très peu de
musique car on parle des présentateurs, de celui qui présentera le Festival,
on parle de l’habit qu’aura Erzigova, on parle plus de… potins que de
musique, ce qui se passe dans les coulisses, les programmes réalisés sur
Sanremo, l’après Festival. Tous le critiquent mais tous voudraient le présenter,
ceci par rapport aux présentateurs. Au contraire, tous les chanteurs ne
voudraient pas y aller, d’ailleurs les auteurs-compositeurs le « snobent ».
Pour ce qui est des places publiques tu connais cela
depuis des années. Tu t’es fait une idée du public qui sort de chez lui,
rejoint la place de sa ville et.. profite du spectacle?
Le
public est le même mais lorsqu’il arrive sur la place en venant de chez lui
il change mathématiquement, automatiquement. Dès qu’une personne vient au
contact d’une autre et que tout le monde chante, se déclenche ce phénomène
de masse qui est justement le public des places.
Selon toi quel genre de show il manque en Italie?
Il
manque le show à l’américaine, bien sûr nous avons le Costanzo show, mais
il est complètement différent. Chez nous il manque le personnage, la
structure, la place pour pouvoir réaliser un show américain.
Le Quiz, très ancien, ne règne plus désormais chez
nous, il semble être parti en pension. Télévisuellement parlant, penses-tu
qu’un jour il puisse arriver la même chose pour la musique?
Pour la musique je ne crois pas. Dire que le Quiz ne
fonctionne plus… En attendant « Tira e Molla » marche très bien,
« Sarrabanda » également, je pense donc que le quiz tout comme la
musique ne mourra jamais, c’est un moyen pour approcher tout le public.
Quest-ce qui rend si important le
Festivalbar: les artistes, les présentateurs, l’organisation, le public en
direct ou… le taux d’écoute et les parts de marchés?
Ce qui rend le Festivalbar important c’est le
casting, tous les artistes qui y participent.
Mais la Marcuzzi
quelle compagne de travail est-elle?
Elle est
extraordinaire. Mais maintenant tu vas me dire: Bhé, tu ne pouvais pas dire
autre chose. Et pourtant non. Elle est vraiment extraordinaire, naturelle,
spontanée, nous nous amusons, nous apprenons à nous connaître mieux… je
suis content de travailler avec elle, dans le passé j’avais déjà fait des
choses avec elle.
Curiosité du Festivalbar?
Je vois que les
jeunes d’aujourd’hui sont très entreprenants, mais je crois que cela est
toujours vrai, pour toutes les générations, car les jeunes sont toujours
jeunes, les vieux d’aujourd’hui étaient les jeunes d’alors, mais cela ne
signifie pas qu’ils étaient moins débiles que les jeunes d’aujourd’hui.
Lorsque quelqu’un est jeune, évidemment en adéquation avec son époque, il
se comporte en conséquence. Aujourd’hui nous vivons une époque gouvernée
par les machines, les ordinateurs, il n’y a pas beaucoup de travail et.. il y
a des jeunes très attentifs, ils sont peut-être plus éveillés. Comme défaut,
peut-être, sont-ils un peu présomptueux, ils devraient être un peu plus
humbles… mais, tu sais, c’est difficile de faire un discours aussi générique
car quelqu’un qui lit ces lignes se dit: Ah mon beau, moi je suis bien! Mais
c’est un discours en général.
Que voudrais-tu nous dire que nous ne
t’ayons pas demandé?
Que pourrais-je te dire! Que je suis quelqu’un qui essaye toujours de faire
les choses, parfois j’y arrive et parfois non. Mais lorsque quelqu’un passe
de mauvais moments, lorsqu’il ne réussit pas à faire quelque chose, cela
semble banal de le dire, mais c’est à ce moment-là que la force doit venir
pour continuer. Tu sais, tu dois t’habituer à le faire sachant que si tout
marche bien tout le temps tu ne grandis pas, il faut donc prendre quelques
mauvais coups pour grandir.